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Big Data & Bien-être

Cette recherche inédite revisite les théories du bonheur à partir des indicateurs comportementaux du bien-être conçus grâce aux Big Data.

Pour connaître les clefs du bien-être, encore faut-il commencer par savoir le mesurer. Or, les mesures du bien-être dont nous disposons aujourd’hui sont très insuffisantes, en particulier lorsqu’il s’agit du bien-être subjectif, ressenti, des citoyens. Les mesures actuelles se basent sur des enquêtes déclaratives qui vous demandent votre niveau de satisfaction sur une échelle de 0 à 10. Mais que cela signifie-t-il d’avoir un niveau de bien-être de 4 plutôt que 5 ? En quoi cela révèle mes préoccupations les plus essentielles ? Et si je suis déjà à un niveau très élevé ou très bas sur ces échelles, comment puis-je indiquer une évolution dans le temps de mon bien-être ? En outre, ces enquêtes portent sur des petits échantillons de citoyens, avec une couverture temporelle et géographique assez pauvre.

Si nous voulons vraiment réévaluer l’impact des politiques publiques à l’aune de leurs effets sur le bien-être subjectif, il est grand temps de proposer des mesures beaucoup plus pertinentes. Une partie du projet de recherche est d’améliorer les mesures du bien-être et des attitudes sociales en exploitant les millions de signaux désormais disponibles sur le web et les réseaux sociaux.

L’étude conduite sur les États-Unis montre par exemple que les requêtes sur Google relatives à des questions de santé (par exemple comment soigner une migraine) ou des questions économiques et sociales (par exemple les requêtes liées à des sites de recherche d’emploi) peuvent servir d’indicateurs du bien-être subjectif dans les différentes villes américaines et pouvaient être utiles pour élaborer des politiques sur la santé, le chômage etc. D’une manière générale, l’ensemble des requêtes ou discussions sur Google, Facebook ou Twitter sont autant de traces de nos préoccupations. Elles permettent également de mesurer la façon dont nous sommes affectés par des chocs économiques, sociaux, politiques ou encore d’appréhender comment nous percevons les politiques publiques ou les institutions. Enfin, un avantage majeur de ces Big Data est qu’elles peuvent être précisément situées dans le temps et l’espace.

Vous pouvez explorer le bien-être en France ou aux Etats-Unis avec nos outils interactifs réalisés en partenariat avec le CEPREMAP et le Médialab de Sciences Po.

Partenaires

Article de recherche

Equipe de recherche

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Yann Algan

Professeur d'économie

Sciences Po

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Elizabeth Beasley

Responsable de l'OBE

PSE, CEPREMAP

Romina

Romina Boarini

Chef de division adjointe

Direction des statistiques, OCDE

Mathieu

Mathieu Jacomy

Ingénieur de recherche

Sciences Po médialab

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Fabrice Murtin

Economiste

OCDE

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Benjamin Ooghe-Tabanou

Ingénieur web

Sciences Po médialab

SENIK Claudia

Claudia Senik

Professeur d'économie

Sorbonne / PSE

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Claire Vandendriessche

Doctorante

PSE, CEPREMAP

SciencesPo

Cathy Bénard

Gestion administrative et financière

Sciences Po, dép. d'économie