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Agir

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Quels sont les déterminants du bien-être et de la coopération ? Quels leviers d'actions possibles pour renforcer ces attitudes sociales ?

Dans le cadre de ce deuxième axe de recherche de SOWELL, les chercheurs évalueront les politiques publiques qui favorisent le bien-être des citoyens et les comportements pro-sociaux, notamment dans le domaine de l’éducation, par l’évaluation des interventions auprès de la petite enfance susceptibles de développer des compétences non cognitives et sociales. Ils examineront également le lien entre la confiance et le bien-être et le soutien aux réformes politiques et aux institutions publiques.

Des programmes visant à développer la coopération et le bien-être sont en cours de réalisation dans le cadre du CER SOWELL. Les résultats de ces expériences seront utiles pour concevoir des politiques publiques efficaces.

Un de ces programmes, “Énergie Jeunes”, a été réalisé en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale, dans le cadre de l’initiative  “La France s’engage” et dont l’évaluation d’impact est en voie d’achèvement. Ce programme a été conçu pour réduire le taux d’abandon scolaire chez les collégiens français en développant leur capacité d’autodiscipline, de ténacité et de confiance en soi. La dernière vague de collecte de données pour le projet Energie Jeunes s’est déroulée pendant l’année scolaire 2018-19. Les résultats de l’analyse initiale du projet indiquent que cette intervention minimaliste (seulement 3 heures par an) a un effet positif et significatif sur les attitudes et les résultats scolaires. D’autres analyses seront effectuées une fois que les données administratives finales auront été collectées.

Pour avoir une meilleure idée de l’importance de la confiance et des compétences sociales pour la réussite à l’école et au-delà, regardez la présentation faite par Yann Algan par l’intermédiaire de TEDx sur l’école de la confiance, concernant l’effet chamallow et les compétences sociales des enfants.

Confiance en soi, bien-être et confiance dans les autres vont de pair. Les études menées dans ce domaine (Médiation sociale à l’écoleMixité sociale dans les collègesEtude longitudinale et expérimentale de Montréal, etc.) permettront de déterminer quelles politiques et interventions pourraient contribuer à développer les compétences non cognitives et sociales qui favorisent ces attitudes dès la petite enfance. Leur impact sera également mesuré par des méthodologies d’évaluation rigoureuses, à l’aide d’expériences randomisées.

Dans le même ordre d’idées, le programme « Groupements de créateurs » s’est concentrée sur l’intégration sur le marché du travail des jeunes chômeurs grâce à une « méthodologie de projet » centrée sur l’élaboration d’un plan d’affaires par les jeunes participants avec un accompagnement non directif tout au long du processus. Les résultats indiquent que ce projet innovant conduit à la fois à un taux d’emploi plus élevé (entraînant des revenus plus élevés) et à une motivation accrue. Cette étude a été soutenue financièrement par le « Fonds d’expérimentation pour la jeunesse ».

Alors que les projets précédents visent à développer des compétences non cognitives, l’étude sur les institutions publiques et les réformes politiques vise à analyser la relation entre les préférences sociales (elles-mêmes déterminées par l’expérience de vie, de la cognition sociale, des compétences acquises…) et la qualité des institutions et la façon dont les gens réagissent à la réforme politique dans des environnements réels. Grâce à des mesures comportementales à grande échelle des préférences sociales et du bien-être ainsi qu’à des données de grande taille, cette étude vise à mettre en lumière les déterminants politiques et institutionnels de la coopération dans la société, en particulier en ce qui concerne la confiance dans les institutions, et à aider le gouvernement et les chercheurs à comprendre plus précisément comment les recommandations politiques sont perçues par les différents acteurs des sphères civile, économique et politique.

Dans le contexte de la crise Covid-19, ce dernier projet est particulièrement pertinent car les gouvernements ont été contraints d’engager des réformes politiques relativement controversées afin de maintenir leurs économies à flot tout en se souciant de la santé et du bien-être de leurs citoyens.

Projets

[Agir] Institutions publiques et réformes politiques

Ce projet vise à analyser la relation entre les préférences sociales et la qualité des institutions et la manière dont les gens réagissent à la réforme des politiques dans des environnements réels.

[Agir] Dispositif « Groupement de créateurs »

L’évaluation porte sur les effets du dispositif « Groupement de Créateurs » qui s’adresse à des jeunes ayant des difficultés d’insertion sur le marché du travail mais ayant manifesté un intérêt pour la création d’une activité.

[Agir] Etude longitudinale et expérimentale de Montréal

Cette recherche évalue les effets à long terme d'un programme de prévention des problèmes de comportement et de délinquance chez les jeunes garçons de milieux défavorisés à Montréal.

[Agir] Médiation sociale en milieu scolaire

Une grande expérimentation nationale pour lutter contre le harcèlement à l'école a permis d'évaluer les effets du dispositif de médiation sociale "France Médiation" et d’un dispositif de prise de conscience du niveau de violence.

[Agir] Energie Jeunes

L'évaluation porte sur les effets du programme Energie Jeunes qui cherche à développer la persévérance scolaire et l’autodiscipline chez les élèves de collèges défavorisés.

[Agir] Mixité sociale dans les collèges

Cette étude inédite en France vise à élargir la mesure des effets de la mixité sociale à l'école aux dimensions non-cognitives.